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Blues / Jazz

Fats Waller
Le roi invisible
Courir après le diable
Bird
Black
  • Fats Waller
  • Le roi invisible
  • Courir après le diable
  • Bird
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  • Fats Waller

    Thomas Waller naît le 21 mai 1904 en plein cœur de la communauté religieuse de Harlem, à New York. Fils d’un prédicateur, il sillonne les rues dès l’âge de 6 ans avec son père pour accompagner les prêches sur un petit harmonium. Il joue également du piano dans l’orchestre de son école et décroche un prix dans un tournoi amateurs.

    En 1919, il occupe une place de pianiste-organiste dans un cinéma. James P. Johnson, pianiste de jazz, le découvre et le prend sous sa tutelle pour lui transmettre son savoir. Thomas Waller côtoie bientôt Willie « The Lion » Smith, accompagne des revues ou des chanteuses, notamment Bessie Smith.

    Dans années vingt, Waller s’associe au parolier Andy Razaf. Ensemble, ils vont écrire des titres qui deviendront des standards incontournables du jazz : Honeysuckle rose, Ain’t be Misbehavin’, Squeeze me…

    En 1929, après un passage remarqué à Chicago, Fats Waller, surnommé ainsi en raison de son embonpoint, participe au succès de la revue « Hot Chocolate » dont la vedette est Louis Armstrong. Cette même année, il enregistre des albums de piano solo qui l’installent sans conteste dans le panthéon du clavier. Le sextette « Fats Waller and His Rhythm » voit le jour en 1934 et remporte très vite un triomphe auprès du grand public, notamment au Carnegie Hall. Pendant neuf ans, le succès ne se démentira jamais. En 1938, en tournée en Europe, il compose et enregistre son London Suite.

    Tournées incessantes, séances d’enregistrements pléthoriques, excès de nourriture et d’alcool finiront par abattre cette force de la nature. Il meurt d’une pneumonie dans un train le 15 décembre 1943 alors qu’il revient de Los Angeles.

    Pianiste et organiste fabuleux, particulièrement pour son jeu de main gauche pétri de swing, Fats Waller, à l’humour décapant et à l’appétit gargantuesque, fut surtout apprécié comme chanteur et amuseur. Fats a crée un son Waller que l’on retrouve dans la presque totalité des 700 morceaux qu’il a gravé. Il a introduit l’orgue dans l’instrumentation du jazz. Son influence fut déterminante aussi bien auprès des pianistes que des chanteurs.


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  • Le roi invisible

    Oscar Aleman, formidable guitariste de jazz argentin, disparait en 1980, dans l’anonymat le plus total. Malheureusement peu connu (et donc sous-estimé) du grand public d'aujourd'hui, écrasé qu'il fut par la renommée de Django Reinhardt, avec lequel il entretint d'ailleurs une rivalité cordiale, amicale et ... admirative, son talent est pourtant immense et son style ne doit rien à personne. Les solos de ce grand technicien, à la sonorité très personnelle – surtout dans les graves de l’instrument – montrent de la fantaisie et de l’imagination, beaucoup de swing et souvent une couleur qui rappelle son goût pour la musique brésilienne.

    Né à Resistencia (Argentine) en 1909, orphelin à dix ans au Brésil, Oscar apprend à jouer du cavaquinho (instrument de musique d’origine portugaise à 4 cordes ressemblant à une guitare). Parti faire carrière en Europe dès 1929, il sera rapidement considéré comme le meilleur musicien argentin expatrié. Il intègre dès 1931 les Baker Boys, l'orchestre de Joséphine Baker. En 1933, Duke Ellington lui propose en personne de rejoindre son big band mais la chanteuse refuse de se séparer d’un si bon musicien doublé en plus d'un véritable ami. Il se familiarise alors avec le jazz et participe à des jam-sessions aux côtés de Bill Coleman, Freddy Taylor, Louis Armstrong et, bien sûr, Django Reinhardt. En 1940, après une échauffourée dans les rues de Paris avec un soldat nazi, Aleman regagne l’Argentine. Il y entame une seconde carrière alternant jazz et musique sud-américaine. Il se produit en soliste mais aussi à la tête de petites formations (Quintetto de Swing). A Buenos Aires, il bénéficiera encore d'un joli succès local pendant deux décennies…


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  • Courir après le diable

    Buddy Bolden naît le 6 septembre 1877. A l’âge de17 ans, il commence à jouer du cornet et du cor. Vers 1895, il fonde son propre orchestre, Bolden Band, et se produit dans les principales salles de danse de Storyville (Nouvelle-Orléans). Comme toutes les formations de la ville à cette époque, le groupe joue les différents styles de musique alors en vogue, selon la commande : valse, mazurka, blues, rag.

    Très vite cependant, il s'émancipe des cadres des musiques connues et développe un style propre, original, révolutionnaire. On prête en effet à Buddy Bolden d'avoir le premier fusionné le ragtime, le blues rural, les negro spirituals chantés dans les églises baptistes et la musique des marching bands, donnant ainsi naissance à une sorte de ragtime relâché et largement ouvert à l'improvisation, une « hot music » jusqu'alors inouïe. Bolden bouleverse ainsi l’organisation traditionnelle des « dance bands » : les cuivres sont mis en avant et l’improvisation prend de plus en plus d’importance. On considère dès lors la création du Bolden Band comme l'acte fondateur de cette musique qui sera plus tard appelée le jazz. Très demandé pour animer les pique-niques, parades et défilés qui se multipliaient au début du 20e siècle, l’orchestre traîne une réputation sulfureuse à La Nouvelle Orléans. Bolden sera vite surnommé « The King ».

    Les excès de toutes sortes mais surtout l’abus d’alcool auront vite raison de sa santé. En mars 1906, il manifeste des signes de dérangement mental qui vont se répéter au point qu’un an plus tard il devient nécessaire de l’interner. Entré en juin 1907 à l’Insane Asylum of Lousiana (Jackson), il ne devait en sortir que vingt-quatre ans plus tard, mort, sans jamais avoir retrouvé la raison.

    Bien qu’il n’existe aucun enregistrement Bolden, ce musicien fut aussi célèbre et respecté que le seront plus tard Miles Davis ou Charlie Parker. Jelly Roll Morton lui rend hommage dans une composition, «Buddy Bolden’s blues ».


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  • Bird

    Pierrick Pédron, saxophoniste français de jazz, naît en 1969 en Bretagne. Il découvre le jazz à 16 ans et intègre deux ans plus tard le Centre d’information musicales à Paris; école de jazz et de musiques actuelles. Il commence à enregistrer en 1994.

    Après avoir résidé plusieurs mois à New York, il revient en France et enregistre son premier album en tant que leader : Cherokee (2001). Au même moment, Selmer (fabricant d’instruments à vent) le choisit pour concevoir le saxophone Alto « Référence » (commercialisé en 2003). Il lance alors son propre quartet et multiplie les collaborations diverses avec des musiciens français ou étrangers (duo, sextet, septet, big band).

    Pierrick Pédron retourne à New York en 2005, où il enregistre Deep in a Dream, album qui lui vaudra en 2006 une double récompense de l’Académie du jazz (Prix Django-Reinhardt pour le musicien français de l'année - Prix Boris Vian pour le meilleur disque enregistré par un musicien français).

    Après Cheerleaders (2011), album allant du « bal bop au psyché top » dans lequel le saxophoniste joue en sextet, accompagné par une fanfare de 17 cuivres et un chœur de six voix, Pedron enregistre Kubic’s Monk (2012) ; il reprend des morceaux peu connus de Thelonious Monk. Pour cet album, le saxophoniste obtient une nouvelle récompense : le Prix du Disque Français 2013 décerné par l'Académie du jazz.


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  • Black

    Subitement propulsée sous les feux des projecteurs lors de la sortie de son album Back to Black, en 2006 ; acclamée par la critique et récompensée par de nombreux Grammy Awards (trophées américains honorant les professionnels de la musique), Amy Winehouse a malheureusement laissé sa carrière en déshérence du fait de sa vie amoureuse agitée, de son comportement imprévisible et de sa toxicomanie, ce qui l'a transformée en un sujet idéal pour la presse à scandale.

    Amy Jade Winehouse naît le 14 septembre 1983, à Londres. Très tôt, elle montre des dispositions d'actrice et de chanteuse. Dès l'âge de seize ans, elle se produit sur scène avec des groupes de jazz.

    Son premier album, Frank , sort en 2003. Très vite, sa voix rauque et expressive lui vaut d'être comparée aux légendes du jazz et du rhythm and blues que sont Sarah Vaughan, Dinah Washington ou Billie Holiday. Les ventes de son deuxième album, Back to Black, décollent immédiatement en Grande-Bretagne. Celui-ci se classe en septième position dans le Billboard américain, le rang le plus élevé jamais atteint dans ce palmarès pour une artiste féminine britannique.

    La jeune Amy Winehouse, filiforme et tatouée, adopte la fameuse « choucroute » de cheveux noirs et le trait d'eye-liner qui deviennent ses marques distinctives. Après la diffusion d'une vidéo où elle fume du crack, elle n'obtient que difficilement un visa américain pour se rendre en 2008 à la cérémonie des Grammy Awards à Los Angeles, où son album Back to Black raflera cinq trophées, dont deux (chanson de l'année et enregistrement de l'année) pour le lancinant Rehab, dans lequel elle oppose son fameux « No, no, no » à une cure de désintoxication (« rehab »).

    Amy Winehouse tente de combattre ses addictions aux drogues et à l'alcool, sans succès. À la cérémonie des World Music Awards, à Monaco, en novembre 2008, elle est sacrée artiste féminine pop-rock ayant vendu le plus d'albums dans l'année. En juin 2011, elle interrompt sa tournée européenne pour raisons de santé car elle est incapable de se produire sur scène. Amy Winehouse meurt le 23 juillet 2011, à Londres. Lioness: Hidden Treasures, l’album posthume de la chanteuse, sort en décembre 2011.


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  • Fats Waller
  • Le roi invisible
  • Courir après le diable
  • Bird
  • Black

Billie Holiday

Billie H.
Vivre cent jours en un
Lady Day
  • Billie H.
  • Vivre cent jours en un
  • Lady Day
  • Billie H.

    « God Bless the Child », chanson écrite en une nuit par Billie Holiday et Arthur Herzog, Jr. en 1939, sera enregistrée le 9 mai 1941 par la chanteuse accompagnée par l’orchestre de Eddie Heywood.

    Dans son autobiographie « Lady Sings the Blues », Holiday mentionne qu’une dispute avec sa mère sur l'argent a inspiré la chanson. Outrée par ce que sa maman n’a pas voulu lui prêter de l’argent, alors qu’elle-même était soucieuse du bien être de sa mère et du développement de son restaurant, Bille claque la porte en criant « Que Dieu bénisse l’enfant qui se débrouille »

    Elle ressassera cette dispute pendant quelques semaines et finira par écrire la chanson.

    Que Dieu bénisse l’enfant (God bless the child)

    Ceux qui ont, auront, Ceux qui n'ont rien, perdront Ainsi dit la Bible et c'est toujours vrai. Maman peut avoir, Papa peut avoir Mais que Dieu bénisse l'enfant qui se débrouille, Qui se débrouille

    Oui, le fort se fortifie, Alors que le faible se flétrit. Les gens aux poches vides, jamais ne sont parvenus à rien. Maman peut avoir, Papa peut avoir. Mais que Dieu bénisse l'enfant qui se débrouille, Qui se débrouille

    Avec l'argent tu as beaucoup d'amis. Qui se bousculent à ta porte. Quand il n'y en a plus, les dépenses sont terminées. Et les amis ne reviennent plus. Les amis riches te donneront. Une croûte de pain ou quelque chose. Tu peux te servir. Mais n'en prends pas trop. Maman peut avoir, Papa peut avoir Mais que Dieu bénisse l'enfant qui se débrouille, Qui se débrouille


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  • Vivre cent jours en un

    Le Mars club, club de jazz parisien des années 50 et 60 à Paris, était situé au 6, rue Robert-Estienne, une voie en impasse du quartier des Champs-Elysées donnant sur la rue Marbeuf. Fondé en 1953 par Ben Benjamin, New-Yorkais d’origine et fondateur du futur club de jazz le Blue Note, le Mars Club est géré de 1958 à 1959 par un couple de jeunes américains, Barbara et Barney Butler.

    La scène de ce club de jazz accueille des musiciens et chanteurs de jazz réputés, souvent des noirs-américains. Ceux-ci apprécient notamment en venant en France de ne pas avoir à subir la ségrégation alors encore en vigueur aux Etats-Unis. On y rencontre régulièrement Aaron Bridgers (pianiste résident), Elek Bacsik (guitariste et violoniste résident), Nancy Holloway (chanteuse), ou encore Art Simmons (pianiste résident). Et il n’est pas rare d’y croiser Juliette Gréco, Serge Gainsbourg, ou encore François Sagan. Lors de son dernier séjour en France, Billie Holiday s’y produira, accompagnée sur scène par Mal Waldron au piano et Michel Gaudry à la contrebasse.


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  • Lady Day

    Bille Holiday, de son vrai nom Eleanora Fagan, voit le jour le 7 avril 1915 à Philadelphie. Elle est encore enfant quand sa mère part chercher du travail à New York et la confie à des parents. Pour payer son couvert, Billie fait le ménage et des courses pour les pensionnaires d’une « maison » de la ville de Baltimore ; elle y sera victime d’un viol. Quand sa mère la fait venir à New York en 1928, Billie se prostitue et, arrêtée sur le champ, passe quatre mois en prison à Welfare Island. A sa libération, complètement démunie, elle commence à chanter dans des cabarets de Harlem. Découverte par John Hammond, elle chante et enregistre avec Benny Goodman et son orchestre en 1933. Elle travaille ensuite avec Teddy Wilson (1935), Fletcher Henderson (1936), Count Basie (1937-38), Artie Shaw et bien d’autres, avant de s’installer à son compte. Elle enregistre alors Strange Fruit, un véritable hit en cette année 1939 et connaît un certain succès avec Lover Man et God Bless the Child (dont elle a écrit les paroles).

    Gloomy Sunday, autre succès en 1941, est interdit à la radio, après avoir entraîné, dit-on, plusieurs suicides. C’est l’époque où elle sombre dans la drogue et l’alcoolisme. En octobre 1946, elle qui rêve de faire du cinéma, enregistre avec Louis Armstrong la musique du film « New Orleans », où elle apparait dans un rôle de soubrette.

    Le succès n’empêche pas sa vie privée d’être un véritable drame. Désespérée, elle boit, se drogue et collectionne les échecs sentimentaux. Elle y perd sa santé et, peu à peu, sa voix. En 1947, elle est arrêtée à Philadelphie pour infraction à la loi sur les stupéfiants et passe quelques mois en maison spécialisée. A sa libération en 1948, elle reprend le travail et enchaîne des tournées dans tous les Etats-Unis et également en Europe.

    Sa santé s’effondre et en mai 1959, elle fait sa dernière apparition au Phoenix Theater de New York (les clubs new-yorkais lui étant interdits à cause de ses condamnations). Le 31 mai Bille Holiday est transportée à l’hôpital – elle y sera d’ailleurs inculpée, une dernière fois, sur son lit de mort, pour détention de stupéfiants. Elle meurt dix semaines plus tard.



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  • Vivre cent jours en un
  • Lady Day

Charlie Parker

Chet Baker

Au bord des lèvres
Un été avec Chet
  • Au bord des lèvres
  • Un été avec Chet
  • Au bord des lèvres

    Le 14 avril 1937 était créé à Broadway, « Babes in arms », un spectacle dû à deux jeunes auteurs, Rodgers et Hart, responsables déjà de nombreux airs à succès. Avec ce nouveau « musical show », ils signent une partition étonnamment riche comportant, entre autre Where or When ; The lady is a tramp et My funny Valentine. Ce dernier titre dû attendre 1945 pour figurer au Hit parade. Lorsque la comédie fut adaptée au cinéma en 1939, My funny Valentine fut purement et simplement retiré de la partition.

    Fredonnée le 14 février à l’occasion de la St Valentin, My funny Valentine n’a donc pas connu une grande audience par le disque et la radio, bien qu’adoptée par de nombreux chanteurs de clubs et de boîtes de nuit. L’enregistrement en 1952 par le quartet de Gerry Mulligan, sans piano mais avec Chet Baker, donnera à ce « show tune » une nouvelle dimension. Le trompettiste en fera d’ailleurs son morceau fétiche et l’enregistrera à de multiples reprises.


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  • Un été avec Chet

    Fin des années 50, Chet Baker sombre dans le tourbillon hallucinant de la drogue. Ces démêlés avec la police et la justice ne cessent de s’aggraver ; ils le conduisent d’hôpitaux de désintoxication en prison. Toujours inquiété par des contrôles inopinés, Chet Baker vit dans une liberté très surveillée. En 1959, il est arrêté à Harlem et écope d’un séjour à Rikers Island (prison insulaire de New York). C’est un responsable de la compagnie Riverside qui le fait libérer sous caution. L’état physique de Chet se dégrade sensiblement, la gueule d’ange ne parvient pas à sortir de l’enfer de l’héroïne. Il décide donc de se faire quelque peu oublier en partant tenter sa chance en Europe.

    Il réapparaît en Italie, où il fonde un club à Milan. Pendant ce long séjour italien, il devient une star. En 1960, il tente de désintoxiquer définitivement mais ses efforts restent vains. Il continue ses petits trafics pour obtenir de la drogue. Un médecin admirateur lui fournit alors des médicaments de substitution qui lui permettent de calmer son addiction. Retrouvé inanimé dans les toilettes d’une station service, une seringue fixée au bras, Chet Baker est arrêté par la brigade des stupéfiants de Lucques et condamné à 18 mois de prison. Il en sort en décembre 1961 après avoir purgé quinze mois.

    Les voisins de la prison de Lucca, en Toscane, se souviennent d’un trompettiste qui, en fin d’après-midi, collait le pavillon de sa trompette aux barreaux et jouait I fall in love too easily au soleil couchant.


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  • Au bord des lèvres
  • Un été avec Chet

John Coltrane

Blue train
  • Blue train
  • Blue train

    Le 15 septembre 1957, John Coltrane rentre en studio pour graver Blue Train. Bien qu’il soit encore sous contrat avec Prestige, l’enregistrement se tient pour la fameuse compagnie Blue Note. Considéré comme son premier vértibale album solo entouré de musiciens choisis par lui-même, ce sera le seul enregistrement en tant que leader pour la maison disque.

    Premier chef-d’œuvre du saxophoniste, sommet de sa première période, Blue Train reste un des albums les plus populaires, fondateur de la mystique Coltrane. Toutes les compositions, écrites par Coltrane, à l'exception de « I'm Old Fashioned » (un standard écrit par Jerome Kern et Johnny Mercer) restent encore fidèle au style hard bop. Pourtant le saxophoniste imprime déjà sa sonorité et son jeu décalé et novateur. Le blues, le swing et le funk sont omniprésents.

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Johnny Cash

J'ai appris à ne pas rire du démon
Une vie
  • J'ai appris à ne pas rire du démon
  • Une vie
  • J'ai appris à ne pas rire du démon

    En 1994, sous l’impulsion de Rick Rubin, Johnny Cash enregistre un nouvel album, American Recordings, accompagné pour la première fois de sa carrière, de sa seule guitare sèche. Ce disque remarquable décroche le Grammy décerné au meilleur album de folk contemporain. Delia’s gone est très diffusé. Cash y reprend aussi le Bird on a wire de Leonard Cohen, The beast in me de Nick Lowe ainsi que Down there by the train de Tom Waits. Fin 1996, il récidive avec Unchained, accompagné cette fois par Tom Petty et ses Heartbreakers. Le résultat est saisissant : Cash se montre aussi à l’aise dans des reprises de Beck (Rowboat) ou Soundgarden (Rusty cage).

    Atteint de la maladie de Parkinson, Cash va enregistrer deux autres volumes de la série « American », American IIISolidary man (2000), où il livre des versions saisissantes de The Mercy seat de Nick Cave et de One de U2. Il s’attaque à un répertoire plus inattendu encore dans American IVThe man comes around (2002), reprenant Personal Jesus de Depeche Mode et Hurt de Nine Inch Nails, ce dernier titre est accompagné l’année suivante par un clip mémorable où Cash semble dire au revoir à sa femme June Carter, disparue en mai 2003. Cash ne lui survit que quelques mois, mourant en septembre de la même année.


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  • Une vie

    D’une famille extrêmement pauvre de l’Arkansas où il naît le 26 février 1932, Cash est initié à la musique par sa mère, chanteuse de folksongs et guitariste. Après divers jobs en usine, Cash s’engage dans l’U.S. Air Force en 1950. C’est à cette époque qu’il commence vraiment à composer poèmes et chansons et à jouer dans divers orchestres militaires. A sa démobilisation en 1954, Johnny s’installe à Memphis, forme son trio avec le guitariste Luther Perkins, et le bassiste Marshall Grant. Il auditionne pour Sam Pillips, qui l’enregistre pour le label Sun Records. Les morceaux Cry, cry, cry et Hey, Porter (1955) sont instantanément des succès. Les années suivantes, il enregistre une première œuvre à l’orchestration rudimentaire mais qui met en valeur sa voix grave et profonde ainsi que la qualité de ses textes, qui sont autant de regards doux-amer portés sur la société sudiste : So Doogone, Lonesome, Folsom Prison blues, I walk the line, Ballad of the teenage queen, Get rhythm…

    L’homme aussi laconique et tranchant que sa musique, construit également son image, en se donnant une apparence physique et vestimentaire à l’unisson de sa musique : un Man in Black (un « homme en noir »). En quelques années, Cash devient l’une des plus grosses vedettes de la country music. Mais les tournées incessantes et les difficultés personnelles minent l’homme. Il sombre dans l’alcool et la drogue. Arrêté à El Paso en 1964, il est condamné à la prison. L’artiste, dont les compositions et la manière de vivre avait toujours dérangé, voit toutes les portes de la prude et bien pensante Nashville se fermer.

    Cash réussit cependant à surmonter ses démons. Il épouse en1968 June Carter. Il grave plusieurs albums live auprès d’auditoire de prisonniers (Johnny Cash at Folsom Prison, 1968 ; Johnny Cash at San Quentin, 1969), participe au célèbre album de Bob Dylan Nashville Skyline (1969), entreprend une carrière cinématographique et lance son show télévisé, ce qui augmenter sa popularité aux États-Unis.

    Avec des textes toujours très puissants et décapants, Johnny Cash renoue alors avec le succès commercial, cette fois autant dans les hit-parade de country que dans ceux de rock et de variétés. Il enregistre aussi plusieurs albums autour d’un thème – les Amérindiens, la construction du chemin de fer, les travailleurs des mines de charbon, le Far West – qui sont aujourd’hui considérés comme autant de grands classiques de la country music et du folk. Sans le vouloir, sa figure et son œuvre sont une source d’inspiration pour le mouvement outlaw qui va bouleverser la country music dans les années 70 et déplacer l’axe de cette musique de Nashville à Austin au Texas. Johnny Cash disparait le 12 septembre 2003 à Nashville , quatre mois après la mort de sa femme June.


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  • J'ai appris à ne pas rire du démon
  • Une vie

Louis Armstrong

Musique classique

La sonate oubliée
Tosca
Prince d'orchestre
Léonor de Récondo
Mademoiselle Chambon
Les joyaux du paradis
Rire en do mineur
Une question d'harmonie
Lutte majeure
  • La sonate oubliée
  • Tosca
  • Prince d'orchestre
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  • Mademoiselle Chambon
  • Les joyaux du paradis
  • Rire en do mineur
  • Une question d'harmonie
  • Lutte majeure
  • La sonate oubliée

    En septembre 1703, Vivaldi se voit engager comme maestro di violine au conservatoire de l’Ospedale della Pieta, hospice créé pour recueillir des jeunes filles orphelines, illégitimes ou abandonnées. Cette institution hébergeait également des jeunes filles de bonne société que la famille enfermait là pour empêcher une mésalliance. Réparties en deux groupes, les jeunes filles recevaient soit une éducation générale, soit une éducation spécifiquement musicale. Les figlie di coro (filles du chœur) recevaient un excellent enseignement, tant dans le domaine du chant que dans celui des techniques instrumentales.

    Vivaldi cherche à innover dans le domaine de la forme et de l’instrumentation, ce qui le conduira à écrire ses plus œuvres pour ses élèves de la Piéta. En 1705, parait son premier recueil de sonates intitulé Suonate da Camra a Tre, due Violine, e Violone o Cembalo, l’Opus 1 contient douze sonates de chambre, écrites pour deux violons et basse continue. Ce sont des sonates en trio, structurées en quatre ou cinq mouvements. Une ouverture lente précède les mouvements de danses, allemandes, sarabandes, courantes, gigues, gavottes, selon les modèles en vigueur.

    Le 7 mars 1706, Vivaldi est réélu à son poste malgré des manquements à sa mission (nombreuses absences) et son abandon de la prêtrise. Toutefois les messes solennelles, les cérémonies exceptionnelles et les concerts d’oratorios se succèdent à vive cadence, et le « prêtre roux » commence à multiplier les compositions. Le travail forcené fourni dans l’hospice de charité prote ses fruits : la chapelle musicale de la Pièta est en plein essor et la réputation de Vivaldi commence à s’étendre au-delà de la lagune vénitienne. Après avoir écrit une sonate pour « Violon, hautbois et orgue obligés », Vivaldi compose, toujours pour les jeunes filles de l’hospice, un « Concerto en deux chœurs avec flûtes obligées ». En 1709, année d’édition de l’Opus 2 (second recueil de douze sonates pour violon), Vivaldi travaille à la composition de différents concertos pour violon qui vont définitivement étendre sa renommée dans toute l’Europe. Malgré cette célébrité naissante, le poste de professeur à la Piéta, attribué et réexaminé chaque année par les administrateurs de l’institution, n’est pas reconduit. Vivaldi sera cependant rembauché deux ans plus tard, en septembre 1711.

    Disponiblité de l'ouvrage / Les oeuvres de Vivaldi à PointCulture

  • Tosca

    Tosca, opéra en trois actes composé par Giacomo Puccini et créé à Rome le 14 janvier 1900, demeure un chef-d’œuvre incontestable de l’art lyrique italien.

    A Rome, en 1800, le peintre Mario Cavaradossi, amant de la Tosca, célèbre cantatrice, est arrêté pour avoir caché un proscrit et condamné à mort. Scarpia, préfet de police, promet à la Tosca d’épargner Mario si elle se livre à lui. Elle feint d’accepter, mais poignarde Scarpia. Mario Cavaradossi est fusillé et, de désespoir, la Tosca se précipite dans le Tibre.

    S’inspirant du drame écrit par Victorien Sardou (1887), Puccini, tout en mêlant une double intrigue politique et amoureuse peu usuelle, propose une évolution dramatique magistrale, notamment par la violence des situations et par un lyrisme soumis à une écriture musicale fort audacieuse, en atteste la terrible scène de l’interrogatoire de Cavaradossi.

    Cet opéra, un des premiers du XXe siècle, considéré comme l’un des plus complets de l’histoire du théâtre lyrique, est une féroce accusation de la torture sous couvert de la raison d’état.


  • Prince d'orchestre

    Entre 1901 et 1904, Mahler compose ses Kindertotenlieder (« Chants pour des enfants morts »), cycle de cinq lieder pour voix et orchestre. Les poèmes sont extraits d’un vaste recueil de poèmes de Friedrich Rückert, inspirés par la mort de ses deux plus jeunes enfants.

    Les cinq lieder forment un tout indivisible, qui doit être exécuté sans interruption. Le cycle de Mahler baigne dans un sentiment de grande détresse et une atmosphère d'une douceur irréelle, inspirés à la fois par la douleur causée par la perte d'un ou plusieurs enfants et la consolation à l’idée que les disparus ont pu trouver la paix dans un autre monde. On ne saurait oublier que le compositeur, bien avant de composer ses lieder, perdit sept de ses frères et sœurs. Le sens des poèmes les destine à une voix d’homme (baryton) ; mais ils ont été parfois chantés par des femmes.

    Sa femme Alma avait du mal à comprendre qu’il pût composer ses Kindertotenlieder tandis que ses propres enfants s’ébattaient joyeusement dans le jardin. On a souvent vu là, dans l'âme de Mahler, un sentiment de prémonition. Sa fille Maria (Putzi) décèdera en 1907, deux ans après la création du cycle…


    Les cinq chants sont :
    1. Nun will die Sonn’ so hell aufgeh’n (Le soleil va maintenant se lever dans tout son éclat)
    2. Nun seh’ ich wohl, warum so dunkle Flammen (Je vois bien maintenant pourquoi de si sombres flammes jaillissent de vos yeux)
    3. Wenn dein Mütterlein tritt zu Tür herein (Quand ta maman apparaît sur le seuil)
    4. Oft denk’ ich, sie sind nur ausgegangen (Souvent je me dis qu’ils n’ont fait que sortir)
    5. In diesem Wetter, in diesem Braus (Par ce temps, avec cet orage, jamais je n’aurais envoyé les enfants dehors)

    Disponibilité de l'ouvrage
  • Léonor de Récondo

    Léonor de Récondo, née en 1976, débute le violon à l’âge de cinq ans. Son talent précoce est rapidement remarqué, et en 1994, à l’âge de dix-huit ans, elle obtient du gouvernement français la bourse Lavoisier qui lui permet de partir étudier au New England Conservatory of Music (Boston/U.S.A.). Elle devient, pendant ses études, le violon solo du N.E.C. Symphony Orchestra de Boston. Trois ans plus tard, elle reçoit l’Undergraduate Diploma et rentre en France. Elle fonde alors le quatuor à cordes Arezzo et se perfectionne auprès des plus grands maîtres du genre. Désireuse d’approfondir sa connaissance du répertoire du violon, elle décide de se spécialiser dans l’étude de la musique ancienne en étudiant au Conservatoire Royal de Bruxelles auprès de Sigiswald Kuijken. Lauréate du concours Van Wassenaer (2002), elle va travailler avec les plus prestigieux ensembles baroques (Les Talents Lyriques, Le Concert d’Astrée, Les Musiciens du Louvre, Le Concert Spirituel).

    De 2005 à 2009, elle fait partie des musiciens permanents des Folies Françoises, un ensemble avec lequel elle explore, entre autres, le répertoire du quatuor à cordes classique. Elle fonde aussi en 2005, avec Cyril Auvity (ténor), L’Yriade, un ensemble de musique de chambre baroque qui se spécialise dans le répertoire oublié des cantates.

    En février 2009, elle dirige l'opéra de Purcell Didon et Enée à l'Opéra national de Montpellier. Cette production fait l'objet d'une tournée. En avril 2010, et en collaboration avec la chanteuse Emily Loizeau, elle crée un spectacle mêlant musique baroque et musique actuelle. Léonor de Récondo a enregistré une quinzaine de disques et a participé à plusieurs DVD En octobre 2010, paraît son premier roman, « La Grâce du cyprès blanc ». Elle signe « Rêves oubliés » en début d’année 2012, et « Pietra viva » en 2013, qui connaîtra un énorme succès.

    En 2015, « Amours » obtient le Grand Prix RTL-Lire 2015 et le prix des Libraires 2015.



  • Mademoiselle Chambon

    Au début de 1944, Bartok, compositeur hongrois exilé aux États-Unis depuis le début de la guerre, écrit la Sonate pou violon seul que lui a commandée Yehudi Menuhin. C’est sa dernière œuvre achevée, et la seule, de la période américaine, qui soit d’accès difficile ; la seule qui soit une parfaite réussite. L’œuvre est de vastes proportions : près de vingt-cinq minutes de violon pur. La forme des deux premiers mouvements, tempo di ciaccona et fuga, se place sous le signe Bach ; l’admirable melodia, troisième mouvement, trouve son inspiration chez Beethoven ; le presto final, dernière expression Bartok entomologiste, est fait d’un perpétuel bourdonnement chromatique d’abeille, issu d’une seule note et gagnant peu à peu les hauteurs.

    C’est naturellement Menuhin qui interprète la sonate en première audition, à New York, à la fin novembre 1944. Il triomphe évidemment dans cette œuvre techniquement redoutable, avec ses pizzicati en rebond, ses double pizzicati, soit aux deux mains, soit avec deux doigts de la même main ; ses accords de trois notes ; ses passages harmoniques.


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  • Les joyaux du paradis

    Né en 1654, Agostino Steffani commence probablement ses études musicales à Padoue, où il est enfant de chœur. Repéré par un noble bavarois, il s’installe à Munich où il se voit nommé organiste de la cour (1675). Il entreprend des études de théologie et est ordonné prêtre en 1680. Son activité devient alors double : musicale et diplomatique. Entre 1681 et 1696, il écrit une quinzaine d’opéras qui seront représentés à la Cour de Munich et à la Cour d’Hanovre.

    En 1703, à Düsseldorf, il devient président du Conseil du prince électeur du Palatinat, et, quelques années plus tard, évêque de Spiga. Il a alors pratiquement abandonné la composition et un certain nombre de ses œuvres circulent sous le nom d’un de ses copistes, Gregorio Piva. En 1709, Steffani devient vicaire apostolique en Allemagne du Nord et s’installe de nouveau à Hanovre. Ses fonctions ecclésiastiques sont particulièrement contraignantes mais il les assume fidèlement jusqu'à ce qu’il se retire à Padoue en 1722. Elu président de l’Academy of Vocal Music de Londres, cet honneur suscite chez lui un regain d’intérêt pour la composition, mais sa santé s’affaiblit bientôt. Le compositeur meurt en 1728, abandonné de ses derniers bienfaiteurs.

    Steffani a été un compositeur d’opéras important. Son influence s’exerça surtout en Allemagne (sur Bach, Telemann et Händel principalement), au travers de ses opéras, en lesquels il fait preuve de noblesse, alliant à la richesse du contre-point la beauté expressive de la mélodie.


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  • Rire en do mineur

    Le concerto pour piano n°9 en mi bémol majeur « Jeunehomme » K.271 a été composé par Mozart à Salzbourg en janvier 1777.

    Œuvre absolument majeure, ce concerto doit d’abord sa célébrité à son surnom énigmatique : Jeunehomme était le patronyme d’une célèbre concertiste française, dont le hasard des tournées conduira les pas jusqu’à ce Salzbourg où Mozart commence à s’ennuyer, prisonnier de la cour de Colloredo.

    Mais si cette œuvre a gardé jusqu’à nos jours une telle aura, ce n’est pas pour le simple mystère qui plane autour de son surnom : ses qualité musicales sont littéralement sans commune mesure avec les Concertos qui l’ont précédée. En l’espace de neuf mois, Mozart passe d’un langage galant, sage et mesuré, à ce chef-d’œuvre tout à fait démesuré. Démesuré dans ses proportions (presque 35 minutes quand les concertos n’excédaient alors que très rarement les 20 minutes) et dans son langage lui-même : Mozart ne cherche plus à plaire au public, il laisse libre cours à sa propre pensée. Il offre le premier exemple de concerto où soliste et orchestre dialoguent et rivalisent continûment, de la première phrase jusqu’aux accords finaux. L’Allegro initial surprend par l’absence de thème propre à un soliste (passage obligé des concertos d’alors) qui, d’entrée de jeu, se voit donc totalement intégré à la narration. Le second mouvement (Andantino) est écrit un ut mineur. C’est la première fois que Mozart utilise un mode mineur pour un mouvement de concerto. L’atmosphère dramatique offre un contraste extraordinaire avec le premier mouvement. Le finale en rondo est lui aussi une mine de trésors inouïs pour l’époque. La virtuosité, tout d’abord, y est sans précédent. L’invention, ensuite, est d’une richesse incroyable, avec l’intrusion d’un véritable menuet (Menuetto cantabile), à trois temps donc, dans ce mouvement par ailleurs à deux temps. Ce Concerto marque bel et bien une rupture dans l’histoire du genre et annonce les principales caractéristiques des concertos romantiques.


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  • Une question d'harmonie

    Giovanni Bottesini (Crema 1821 – Parme 1889) obtient en 1839 les premiers prix en contrebasse, en harmonie, en contrepoint, en fugue et en composition au conservatoire de Milan. Il achète un « Testore », un modèle de contrebasse un peu plus petit, et n’y monte que trois cordes qu’il accorde un ton plus haut ! Un premier concert, couronné de succès, au « Teatro Communale » est le point de départ d’une tournée en Italie qui le mène jusqu’à Vienne. A Venise, il rencontre Verdi avec lequel il se lie durablement d’amitié. Après un séjour aux États-Unis, il connaît, en 1849, des débuts triomphaux à Londres. Il ose y jouer sur contrebasse la partie violoncelle d’un quintette de Onslow, ce qui amène un critique musical à l’appeler « le Paganini de la contrebasse ».

    En 1853, il retourne aux Etats-Unis ; il est ensuite engagé comme chef d’orchestre à Paris (directeur musical du Théâtre-Italien, 1855-1857), en Russie et en Scandinavie.

    Giovanni Bottesini se consacre dès lors de plus en plus à la composition, sans toutefois arrêter de se produire. Ainsi, en 1871, à l’occasion de l’inauguration du Canal de Suez, il dirige la première mondiale de l'opéra « Aïda » de Verdi au Caire. Il se retire finalement à Parme comme directeur du Conservatoire.

    Sa contribution à la technique et à la promotion de la contrebasse à part entière est d’une valeur inestimable. Bottesini est le maillon le plus important dans la petite chaîne des virtuoses contrebassistes comme Dragonetti (1763-1846) et Koussevitzky (1874-1951). Il est l’auteur de dix opéras, de quelques œuvres religieuses et orchestrales, de nombreux concertos, concertinos, de pièces brillantes, de fantaisies et d’études pour contrebasse.


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  • Lutte majeure

    Symphonie n°7 en Ut majeur « Leningrad », Dmitri Chostakovitch

    En 1941, le compositeur Chostakovitch se voit confier un poste de professeur au conservatoire de Leningrad. Le 8 août de la même année les premières bombes allemandes tombent sur la ville. Ainsi débute le plus long encerclement de toute l’Histoire : il durera 900 jours et fera 1.800.000 morts. C’est au cours de ce siège, selon le mythe, que la Symphonie n°7 fut écrite et dédiée à l’ancienne capitale russe. Terminée le 27 décembre 1941, l’orchestre du Théâtre Bolchoï assure la création de l’œuvre le 5 mars 1942.

    A Leningrad, la création s’effectue le 9 août 1942 par l'Orchestre de la radio de Leningrad, seul orchestre à être resté dans la ville pendant les hostilités. Pour cela, la partition est introduite au mois de mars, puis une équipe de copistes fabrique le matériel d'orchestre avant que les répétitions ne puissent commencer. Les membres de l'orchestre bénéficient de rations alimentaires supplémentaires, tandis que des musiciens sont recrutés parmi les soldats pour pallier l'absence des artistes, évacués ou morts. Pendant le concert, la musique de Chostakovitch, conçue comme une arme psychologique, est retransmise par haut-parleurs dans toute la ville pour être entendue de la population et des troupes ennemies.

    Contrairement à la légende, Chostakovitch a composé cette symphonie non pas pour célébrer la résistance de la ville de Leningrad face au siège des forces nazis, mais bien pour dénoncer toute forme de dictature totalitaire, à commencer par celle de Staline…


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Bach

Une fugue de Bach
  • Une fugue de Bach
  • Une fugue de Bach

    Comme le canon ou la variation, la fugue désigne à la fois un style de composition musicale et une technique de composition utilisée de manière passagère dans un morceau de musique. La fugue désigne une forme d’imitation moins stricte mais plus réglée que le canon, dans laquelle plusieurs voix ou lignes mélodiques, généralement trois ou quatre, se répondent de manière imitative, en avançant de manière indépendante et décalée, et donnant le sentiment d’un dialogue. On parle de fugue parce que la deuxième, troisième, etc., voix fait la chasse à la précédente, qui continue sa fuite avec un temps d’avance jusqu’aux mesures conclusives.

    Bach a essentiellement composé des fugues pour orgue, généralement longues et édifiantes, des fugues pour clavier, souvent plus brèves et de composition resserrée, et enfin des fugues pour voix (Messe en si). La fugue parcourt toute son œuvre, de jeunesse comme de maturité, et constitue l’un des genres qu’il aura magnifiés, par exemple dans Le Clavier bien tempéré ou dans L’Art de la Fugue.

    S’il incarne un peu l’âge d’or de la fugue, Bach en marque aussi le terme.


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  • Une fugue de Bach

Beethoven

Sonate au clair de lune
Le piano sur la plage
  • Sonate au clair de lune
  • Le piano sur la plage
  • Sonate au clair de lune

    Dès ses premières années à Vienne, Beethoven connait une popularité extraordinaire. La musique est alors au centre de la vie sociale de cette capitale : le talent et l’excentricité du compositeur lui ouvrent les portes des meilleurs salons. Son jeu pianistique extrêmement hardi et original, et bientôt ses compositions, enchantent les Viennois.

    En 1801, Beethoven compose la Sonate pour piano n° 14 en Ut dièse mineur, opus 27, n°2 dite « Clair de Lune » . Elle est dédiée Giulietta Guicciardi, jeune comtesse de dix-sept ans, à qui le maestro confie dans des lettres son angoisse croissante devant la surdité. C’est un poète et musicien allemand, Ludwig Rellstab, qui, comparant le premier mouvement de cette sonate à un clair de lune sur le lac de Lucerne, lui donna cet intitulé.

    Cette pièce est sans doute l’une des plus originales du compositeur. L’atmosphère de rêve et d’imagination qui prédomine explore les sonorités du piano, annonçant avec presque un demi-siècle d’avance l’univers impressionniste de Debussy.


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  • Le piano sur la plage

    Beethoven composa la Symphonie n°7 en La majeur, parallèlement avec la Symphonie n°8, entre 1811 et 1812. Sa première exécution eut lieu le 8 décembre 1813 à Vienne. Beethoven voyait dans sa septième symphonie une de ses meilleures œuvres. Wagner, qui la dirigea, l’avait surnommée « la Danse », probablement à cause de la prééminence de certains rythmes obstinés qu’on y rencontre. Il qualifia l’œuvre éminemment sereine. Le succès immédiat de cette symphonie ne fut jamais démenti par la suite.

    De forme strictement classique, après des libertés prises dans les symphonies précédentes, elle se révèle être une composition purement musicale, sans message autobiographique ni intentions descriptives. Cette symphonie est structurée en quatre mouvements : Poco sostenuto – Vivace ; Allegretto ; Presto – Assai meno presto ; Allegro con brio.

    Le 2e mouvement - Allegretto en la mineur - est le plus universellement connu de la Symphonie. Souvent utilisé pour illustrer des scènes de cinéma dans la 2e moitié du XXe siècle, il dégage toujours la même intensité émotionnelle. Bien qu’il soit indiqué allegretto, il s’agit d’un mouvement lent et l’indication métronomique du compositeur est rarement observée. La cellule rythmique fait penser à une marche lente. Un accord tenu des vents ouvre le mouvement. Les cordes graves présentent alors, sur ce qui est la cellule rythmique principale de ce mouvement, un premier thème. Cette formule rythmique sera reprise maintes fois pour former un ostinato. Le thème fait son entrée aux altos à l’unisson des violoncelles dans leur registre le plus émouvant.


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  • Sonate au clair de lune
  • Le piano sur la plage

Ravel

Boléro
Ravel
Les forêts de Ravel
  • Boléro
  • Ravel
  • Les forêts de Ravel
  • Boléro

    Maurice Ravel présente son Boléro à l’Opéra de Paris le 22 novembre 1928. Inspiré au compositeur par la danseuse Ida Rubinstein, le ballet raconte comment, dans la demi-obscurité d’un café, une jeune femme attire lentement l’attention des clients en dansant un boléro languide. Tous se laissent prendre par le rythme lancinant de cette dans qui s’achève dans un climat extatique.

    Le Boléro est un thème unique composé de deux sections, incessamment répété dans un long crescendo. Il dure dix-sept minutes sans subir la moindre variation ; seuls le volume et la couleur de l’orchestre changent. Le rythme reste le même tout au long de la pièce et la tonalité n’est modifiée qu’à la fin.

    Dès le début du ballet apparaissent les trois éléments principaux : un accompagnement en pizzicato des violoncelles ; un tambour qui martèle un rythme de boléro tel qu’il était dansé au XVIIIe siècle en Espagne ; une mélodie énoncée par une flûte, une des plus célèbres de la musique occidentale. Additionnés progressivement, chaque instrument reprend le thème initial, l’orchestration prend de l’amplitude en même temps que la tension monte.

    L’excitation atteint son comble lorsque se produit un ultime coup de théâtre : après trois cents mesures jouées dans une même tonalité, l’orchestre tout entier en change brusquement. Un véritable délire se déchaîne puis, dans un rugissement de trombones, la musique retombe dans sa tonalité précédente et dans un véritable cri, de désespoir ou de plaisir, le Boléro s’effondre littéralement.


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  • Ravel

    Au printemps de l’année 1930, Ravel entreprit simultanément la composition de ses deux concertos pour piano, le Concerto pour la main gauche et le Concerto en sol. Les deux partitions furent achevées à l’automne de l’année suivante. Le Concerto en sol fut d’abord conçu sous la forme d’une rhapsodie basque avant de prendre la forme qu’on lui connaît aujourd’hui.

    Ce concerto, très virtuose, transcende son époque tout en y plongeant. Le premier mouvement utilise en effet des rythmes et des motifs dont on se grisait dans les années 20 et 30 (blues, jazz, fox-trot), avec une élégance et une distance typiques de Ravel, cependant que le troisième offre des espiègleries aux cuivres (glissandi des trombones) et des emprunts au jazz. Quant au mouvement lent, qui paraît être l’une des plus belles inspirations du compositeur, c’est une magnifique rêverie mélodique.

    L'instrumentation du Concerto en sol est remarquablement légère, avec un seul instrument par pupitre des bois et cuivres, cors et bassons exceptés, 8 premiers violons, 8 seconds violons, 6 altos, 6 violoncelles et 4 contrebasses. Malgré cet effectif réduit, Ravel parvient à obtenir des effets orchestraux puissants, démontrant son talent d'orchestrateur.

    Créé à la Salle Pleyel par Marguerite Long, le 14 janvier 1932, avec Ravel lui-même au pupitre des Concerts Lamoureux, le Concerto en sol fit très vite, en compagnie de son auteur et de sa dédicataire, la conquête de l’Europe.


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  • Les forêts de Ravel

    Le Tombeau de Couperin est une suite de six pièces pour piano de Maurice Ravel composée entre 1914 et 1917 et créée le 11 avril 1919 par Marguerite Long . Quatre de ces pièces furent ensuite orchestrées par l'auteur en 1919 et jouées pour la première fois le28 février 1920. Ravel a voulu reprendre un genre musical très courant de l’époque baroque : le bien nommé « Tombeau », à travers lequel un compositeur rend hommage à un confrère – sans que celui-ci ne soit forcément décédé. Ravel, lui, fait honneur à Couperin (les musicologues pensent que c’est de François « Le Grand » Couperin dont il s’agit), qui le précède d’un peu plus de deux siècles…Mûrie dès 1914, l'œuvre fut presque entièrement composée en 1917 alors que Ravel, malade, était démobilisé. Le caractère apaisé de l'œuvre contraste avec la période tourmentée de sa composition. Chacune des six pièces est dédicacée à des amis du musicien, tombés au feu au cours de la Première Guerre mondiale.


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  • Boléro
  • Ravel
  • Les forêts de Ravel

Schumman

Musiques du monde

Willy Melodia
Dans les pins
Le piano oriental
  • Willy Melodia
  • Dans les pins
  • Le piano oriental
  • Willy Melodia

    La chanson napolitaine, reconnue comme l'un des plus importants répertoires de chansons dans le monde ainsi que comme l'un des tous premiers exemples de musique populaire, se compose souvent des complaintes amoureuses ou des sérénades écrites habituellement pour voix d‘homme seule. Certaines de ces chansons de la tradition classique napolitaine – comme O sole mio, Torna a Surriento, Funiculì funiculà, Core’ngrato, Santa Lucia ou encore Guaglione ont acquis une renommée internationale.

    On trouve deux formes principales de chansons napolitaines : la tarentelle et la nenia. La première, d'un rythme très vif à 6/8, doit son nom à la tarentule, araignée dont on croyait qu'elle avait piqué ceux que ce rythme entraînant avait amenés à danser. La seconde tire son origine de l'homonyme latin "nenia", désignant les lamentations des pleureuses à l'adresse d'un défunt, lors des funérailles. Son rythme beaucoup plus lent s'accompagne d'une tonalité mineure évoquant souvent la mélancolie. On connaît enfin une troisième forme musicale chantée en dialecte napolitain, la villanella, mais elle est chantée à deux ou trois voix. Ce terme vient du mot "vilain", paysan. Au sens littéral, il s'agirait donc d'une chanson de paysan. Cette forme musicale a cependant été abordée par de nombreux compositeurs classiques.


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  • Dans les pins

    Œuvres à part dans le grand répertoire américain de la chanson, les « ballades meurtrières » forment un sous-genre des ballades traditionnelles. Les « murder ballads » récapitulent toujours les détails d’un crime, mythique ou réel ; seule la manière dont se déroule le récit varie considérablement. Certaines racontent l’histoire du point de vue du meurtrier ou tentent de décrire le meurtrier de façon sympathique, certaines racontent l’histoire du crime du point de vue de la victime, et enfin, d’autres narrent les faits avec une plus grande distance et offrent le point de vue du narrateur/chanteur.

    Le déroulement de l’intrigue connaît également de nombreuses formes, mais généralement le meurtrier n’échappe pas à son sort. Condamnation à mort ou à la prison terminent l’histoire. Occasionnellement, le chanteur(teuse) peut conclure par un plaidoyer moralisateur : n’agis pas ainsi, vois ce qu’il risque de t’arriver.

    Au milieu du XVIIe siècle en Europe, les ballades étaient imprimées dans les journaux. Les « ballades meurtrières » constituent une partie notable des ballades traditionnelles, dont beaucoup proviennent de la Scandinavie, de l'Angleterre et de l'Écosse.

    Les « murder ballads » américaines sont donc souvent des versions de ballades anciennes du Vieux Continent, arrivées avec les immigrants aux États-Unis Fasciné par le Nouveau Monde, et les exactions que la conquête de l’ouest entraînait, les colons occidentaux ont réadaptés les ballades sur place, ils les ont modifiées et transmises d’abord oralement. Imprimées ensuite, elles seront réutilisées comme chansons afin de raconter des faits plus ou moins horribles.

    Pretty Polly, The Long Black Veil, Taneytown, Caleb Meyer ou encore Where the Wild Roses grow, sont autant de « murder ballads », récentes ou traditionnelles, illustrées par Erik Kriek dans un style angoissant ou cauchemardesque.


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  • Le piano oriental

    Abdallah Chahine (Liban, 1894-1975), se découvre à l’adolescence une passion pour la musique orientale. Son père, réfractaire à ses envies artistiques, consent cependant à lui offrir un petit harmonium. Doté d’un sens musical exceptionnel, Chahine va, dès l’âge de 14 ans et pendant de nombreuses années, tenir l’harmonium à l’église Saint-Joseph de Beyrouth. L’abbé de la paroisse, étonné par les dons du jeune homme, invite ses parents à l’envoyer étudier au conservatoire de Vienne, mais il essuie un refus. Chanine se lance alors dans la réparation et l’accordage de pianos. Il ouvre un magasin de commerce en 1942 à Beyrouth et devient, au fil des années, une des plus grandes sociétés spécialisée dans la vente d’instruments de musique et dans la production de disques sous la marque « Voix de l’Orient ». Mais sa réputation mondiale, Chahine la doit à la réalisation du piano oriental à ¼ de ton.

    Comment fonctionne le piano Chahine ? Quelles sont ses caractéristiques et particularités ? Le piano Chahine est un véritable piano droit occidental-oriental fabriqué par les usines Hoffman à Vienne à partir de 1954. Son clavier de 7 octaves un quart comporte 88 touches. Le nombre de marteaux correspond à celui des touches. Des quadruples cordes sont installées pour les registres moyen et aigu, ce qui leur donne la répartition suivante :

    • Registre « contre basse » : 12 notes, 12 cordes
    • Registre « grave » : 18 notes, 18 doubles cordes

    Les notes à double fonction (orientale et occidentale) sont au nombre de 5 par octave et ont chacune une corde accordée à l’oriental et l’autre à l’occidental. Le registre médium et aigu comprend 58 quadruples cordes (regroupées 2 par 2), soit 232 cordes à raison de 4 par marteau. Dans ce registre il y a 58 notes occidentales et 24 notes orientales supplémentaires. Pour résumé, nous avons donc un total de 31 notes orientales supplémentaires, et toutes les notes possibles au clavier sont au nombre de 119, avec 280 cordes. Rappelons que le piano occidental ordinaire ne comporte que 224 cordes.

    Abdallah Chahine a ajouté au 12 ½ tons de la gamme tempérée, 5 nouveaux intervalles par 5 notes nouvelles, pour permettre d’exécuter les différents modes orientaux. Ces subdivisions tonales orientales sont qualifiées de ¼ et de ¾ de tons. Au bout de 40 années de travail, Chahine est donc enfin parvenu à résoudre tous ces problèmes mathématiques. La modalité du nouvel instrument du Libanais passe instantanément de l’expression orientale à l’occidentale grâce à une troisième pédale médiante. Lorsque la pédale est baissée, le piano est accordé à l’occidentale à échelle tempérée, lorsqu’elle est levée le piano est accordé à l’orientale.


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  • Willy Melodia
  • Dans les pins
  • Le piano oriental

Accordéon

Pacho Rada la légende
  • Pacho Rada la légende
  • Pacho Rada la légende

    Francisco « Pacho » Rada voit le jour le 11 mai 1907 sur les berges du rio Magdalena en Colombie. Depuis le milieu du 19e siècle, les navires européens voguent sur ce fleuve ; c’est ainsi que le père de Pacho, Alberto Rada Ballesta, a pu acheter un accordéon à des marins allemands, devenant l’un des premiers accordéonistes colombiens. Lors d'une fête dans un village, le jeune Pacho ramasse l'accordéon de son père et après avoir cherché quelques notes, il commence à jouer un air familier, « La Chencha », avec un rendu reconnaissable de la mélodie. Son père, enthousiaste, lui offre alors son premier accordéon.  Pacho Rada devient l'un des premiers troubadours à voyager à travers le pays en jouant non accompagnés, avec juste sa voix et l'accordéon. Il compose alors des centaines de nouvelles chansons lors de ses voyages, dont beaucoup sont devenues des classiques. Rada est également considéré comme le créateur du « Son», l'un des quatre rythmes avec le « pasillo », le « merengue » (typique de la République dominicaine) et la « puya », du folklore vallenato.

    Cependant, Pacho est déjà trop vieux quand il devient populaire en dehors de sa province natale et il ne parvient pas à vivre dignement en jouant de ses compositions. À l'âge de 72 ans, il redevient une fois de plus un sans-abri. Ses enfants vont l’aider à construire une simple maison à la périphérie de Santa Maria. En 1999, on lui décerne le titre de « Rey Vitalicio » de la musique vallenata. Le 16 juillet 2003, Pacho Rada s’éteint dans une clinique de la ville des suites de complications provoquées par une maladie pulmonaire. A 96 ans, le maestro laisse triste et seule la musique colombienne, mais surtout un répertoire de plus de 1500 chansons dont les plus célèbres sont « El tigre de la Montaña », « La Lira Plateña », « Sipote Luto » ou encore « El botón de oro ».

    Musique du nord de la Colombie, sur la côte atlantique, le vallenato a ses origines dans le métissage entre les musiques indiennes et les rythmes africains et caribéens. Ce style fut d’abord joué dans les plantations de bananes, sur flûtes et percussions, mais il fera rapidement une place d’honneur à l’accordéon, importé d’Europe au XIXe siècle. Plus tard le commerce des bananes cédera au profit de la drogue et cette musique, où l’accordéoniste joue le rôle principal, deviendra l’expression privilégiée de la mafia nord-colombienne.


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  • Pacho Rada la légende

Tango

Bandoneon
Bastille Tango
Ego tango
  • Bandoneon
  • Bastille Tango
  • Ego tango
  • Bandoneon

    Né à Buenos Aires en 1969, Marcelo Mercandate a étudié le bandonéon, ainsi que l’harmonie et l’orchestration, avec Rodolfo Mederos. Il a ensuite perfectionné sa technique instrumentale auprès de grands maestros comme Daniel Binelli, Julio Pane, Nestor Marconi et Juan José Mosalini.

    Après avoir fait partie de l’Orchestre de Tango de l’Ecole de Musique populaire d’Avellaneda, il rejoint le Quartet de Bandonéons de Daniel Binelli avec lequel il joue dans les différents clubs de Montevideo et Buenos Aires. Il crée en 1991 l’octet « La Sombra » avec Pablo Mainetti. En 1994, il fonde avec Gustavo Battaglia et Andres Serafini “le Trio Argentino” qui fera le tour des scènes d’Europe. Mercandate, fixé désormais à Barcelone, joue aussi bien en solo (œuvres de Piazzolla) qu’en orchestre traditionnel. Il participe à de nombreux festivals et réalise de nombreux enregistrements.

    Depuis de nombreuses années maintenant, il amplifie son travail d’interprète dans de nombreux projets qui l’amènent à se rapprocher d’autres répertoires, et conduit son propre quintet “Quinteto porteño” à travers lequel il propose un tango dépoussiéré. Marcelo Mercandate a réalisé une bande originale pour « Bandonéon », disponible sur le web.


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  • Bastille Tango

    Le Cuarteto Cedron est un groupe de musiciens argentins né à Buenos Aires en 1964. Il interprète du tango, mais aussi des milongas, des candombes, des rancheras, des huellas, des estilos. Autant de styles profondément enracinés dans la culture populaire argentine. Ainsi, son œuvre reconnaît des racines et à partir de ces racines, le groupe a fait sa proposition, pionnière par bien des aspects Le « maître d’œuvre » est Juan Cedrón. Chanteur, guitariste et compositeur, il a mis en musique des poèmes non écrits pour être chantés. Cette particularité dans le monde du tango et cette prédilection pour la poésie argentine (et non argentine) ont valu au groupe le surnom de « La voix des poètes ».

    Entre 1964 et 1974, le groupe travaille en Argentine. Il produit ses premiers albums (Madrugada , Cuerpo que me querés, Fábulas) et mène une série d’expériences novatrices tels que Gotán (premier café-concert de Buenos Aires), les cycles « tango et littérature », présentations musicales dans les librairies et les galeries de peinture, coexistant avec les salles ad hoc. À la suite de la rencontre avec Paco Ibáñez, le Cuarteto commence à se présenter en Europe, puis s’installe en France en 1974, dans un contexte de persécution politique en Argentine. Entre 1974 et 2004 le groupe résidera à Paris. Au cours de ces trente années, le Cuarteto Cedrón se présentera sur les plus grandes scènes françaises et européennes et n’aura de cesse de développer et d’approfondir ce qui avait été créé à Buenos Aires : une certaine manière de faire du tango et d’interpréter la relation poétique-musicale. La rencontre avec le public français est marquée par quelques événements clés comme la Fête de l’Humanité de l’année 1973, les albums Du Chant du Coq , De Argentina , Chances, Traditionnel. Tout au long de son parcours, le Cuarteto Cedrón a fait coexister dans son répertoire ses propres créations et des classiques du tango argentin. Toujours moderne, toujours traditionnel, le Cuarteto Cedrón résiste aux étiquettes.


    Disponibilité de l'ouvrage
  • Ego tango

    D’origine vraisemblablement bantoue, le terme « tango » circule dans toute l’Amérique atlantique à partir du XVIIe siècle. Au XIXe siècle, on donne le nom de tangos à toutes les danses de rue des esclaves (Cuba) sur des rythmes qu’on appellera plus tard rythme de tango ou rythme de habanera. A la fin du XIXe siècle, les bailes de tangos des Noirs s’intégrèrent au comparsas des carnavals de Montevideo et de Buenos Aires. Sous l’influence des danses européennes de salon s’acclimatant en Amérique latine, les Blancs nommèrent tango une façon de danser, de chanter et de jouer qui s’inspiraient des Noirs et qui même parfois les ridiculisaient.

    Le tango porteño est né du mélange entre rythmes d’origine noire, danses, musiques et musiciens d’origine blanche. Le tango, comme musique et danse, doit beaucoup aux traditions du Rio de la Plata auxquelles s’intègrent par la suite des mélodies issues des zarzuelas espagnoles. L’immigration blanche espagnole et surtout italienne a enrichi le genre. Après avoir voyagé à Paris, il est devenu la musique et la danse à travers lesquelles s’identifie tout argentin. Le tango a ensuite évolué vers le tango canción (Carlos Gardel). L’orquesta tipica s’est imposé dans les années 20. Le tango a connu son âge d’or dans les années 40 puis a décliné vers la fin des années 50. De nos jours, il retrouve une forte adhésion à paris, à Berlin, à Tokyo comme à Montevideo et Buenos Aires. Le tango utilise des formules rythmiques comme celle de la habanera ou du tresillo cubano. L’instrumentation traditionnelle comprend bandonéon, piano, basse, violon.

    Le tango nuevo est une forme sophistiquée de tango développée par Astor Piazzolla dès les années 50.


    Disponibilité de l'ouvrage
  • Bandoneon
  • Bastille Tango
  • Ego tango

Pop / Rock

California dreamin'
Chants magnétiques
Bye Bye Elvis
Graham Parker
Lily Brett
Gene Vincent
Encore
Éviter les péages
  • California dreamin'
  • Chants magnétiques
  • Bye Bye Elvis
  • Graham Parker
  • Lily Brett
  • Gene Vincent
  • Encore
  • Éviter les péages
  • California dreamin'

    The Mamas and the Papas est un groupe vocal formé en 1965 à Los Angeles par John Phillips, Michelle Phillips, Denny Doherty et « Mama » Cass Elliott.

    Avec un astucieux mélange de folk et de pop, et de douces harmonies vocales, The Mamas and The Papas incarnent à la perfection un certain esprit californien de la fin des années 60. Ils commencent par chanter derrière Barry McGuire. Mais leur carrière, dirigée par le producteur Lou Adler, commence réellement avec le titre « California dreamin’ » originellement enregistré pour McGuire, qui en fait d’emblée l’un des meilleurs groupes vocaux de l’époque. Ils bénéficient de la très belle voix de Cass et du talent de compositeur de John Phillips. Les tubes s’enchaînent : « Monday Monday » (n°1 aux Etats-Unis en mai 1966), le planant « I saw her » et une très belle reprise d’une chanson des Shirelles, « Dedicated to the one I love ». Toujours en 1966, l’album If you can believe yours eyes and ears remporte un énorme succès. The Mamas and the Papas restent cependant éloignés de la scène folk et rock politisée de l’époque. Ils préfèrent les thèmes traditionnels de la musique pop, les hauts et les bas de l’amour.

    En 1967, les Mamas et les Papas participent au Festival de Monterey avec les Greateful Dead, puis enregistrent un excellent album The Mamas and The Papas deliver (1967), suivi un an plus tard, de The Papas The Mamas, avant que des dissensions au sein du groupe ne conduisent à la séparation en 1968. Le groupe se reforme brièvement en 1971 et enregistre un album un peu décevant, People like us. La plupart des membres du groupe auront des carrières solo, mais seul « Mama » Cass remporte un réel succès avec « Dream a little dream,of me », avant sa mort soudaine d’overdose, en juillet 1974.


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  • Chants magnétiques

    Fils d’un guitariste de jazz, Bill Corgan grandit dans une banlieue de Chicago. Après avoir joué dans divers groupes de lycéens, il déménage en Floride à l’âge de 19 ans avec un groupe de rock gothique de heavy metal, The Marked. De retour à Chicago, il travaille un temps dans un magasin de disques, où il rencontre le guitariste James Iha, alors étudiant en arts graphiques. Il commence à enregistrer des chansons avec lui, travaillant avec une boîte à rythme. Ils intègrent à leur groupe la bassiste D’Arcy Wretzky, rencontrée dans un club le soir d’un concert. Ils prennent le nom par dérision de Smashing Pumpkins (Citrouilles fracassantes). La veille de leur première prestation, ils remplacent la boîte à rythme par un batteur formé au jazz, Jimmy Chamberlin.

    Après un premier titre, « I Ame One », Smashing Pumpkins enregistre « Tristessa ». Cette mélodie aigre-douce et plaintive, écrasée par un mur de guitares, suscite aussitôt l’intérêt des compagnies nationales. Le groupe signe alors chez Virgin, réalise son premier album, Gish (1991), et propose un son déjà caractéristique, rock psychédélique et hard rock. Courant 1992, le groupe a déjà acquis une forte réputation dans le circuit dit alternatif des Etats-Unis. A la veille de l’enregistrement de Siamese dream (1993), le groupe est au bord de la dislocation : le couple Iha et D’Arcy Wretzky, fiancés, se déchirent ; le batteur est accroché à l’alcool et diverses drogues ; Corgan traverse une profonde dépression dont il tente de se défaire par le travail et une thérapie. L’album rencontre un immense succès, est couronné par un disque de triple platine et reçoit une citation aux Grammys.

    Le succès n’arrange rien, loin de là, pour Billy Corgan qui ne parvient pas à sortir de la dépression, tandis que les vidéos de son groupe ne cessent d’être diffusées par MTV. Fin 1995 est publié le double CD Mellon Collie and the Infinite Sadness , riche de 28 chansons étendues sur 2h15 de musique. La voix de Coran s’y fait angélique, tantôt insinuante comme pour le simple envoutant « 1979 », tantôt frissonnante et au bord de la rupture.


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  • Bye Bye Elvis

    Plus encore que le « roi » ou la plus grande star du rock’n’roll, Elvis Presley est avant tout celui par qui cette musique a été annoncée et révélée au monde entier.

    Élevé dans le Mississippi, puis à Memphis, ville centrale pour la rencontre des cultures musicales au sud des États-Unis, il n’a pas été le premier à marier les musiques blanche et noire, mais il apparaît au milieu des années 50 avec un style original, un charme et une fraîcheur qui bouleversent les habitudes.

    Génie intuitif, héros traversé par une force qui le dépasse, personnage fragile, Elvis Presley reste aujourd’hui encore le plus important phénomène de l’histoire de la musique enregistrée. En diffusant le rock’n’roll dans tous les États-Unis, grâce à la télévision, il a servi de catalyseur à une reconnaissance mutuelle des cultures noire et blanche américaines, offrant une perspective bien plus vaste au rôle joué par la musique populaire.

    Malgré le temps écoulé, son influence demeure profonde et universelle. Elvis Presley fait l’objet d’un véritable culte et ses disques continuent à se vendre par millions.


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  • Graham Parker

    Graham Parker, chanteur-compositeur britannique, né en 1950, a donné le signal de la révolution punk à Londres en 1976.

    De la fin des années 1960 au début des années 1970, Parker chante dans des groupes rock éphémères. Graham Parker and The Rumour se forme durant l’été 1975 et commence à tourner au sein de la scène pub rock britannique. De temps en temps, le groupe s’accompagnait d’une section de cuivres appelée The Rumour Brass. En 1976 paraissent presque coup sur coup ses deux premiers albums, Howlin’ wind et Heat treatment. D’une stupéfiante maturité, ils laisseront pantois par l’urgence et l’intensité qu’ils dégagent et seront une sorte de chaînon manquant entre le pub-rock déclinant et le punk à venir. Le succès critique des deux premiers albums ne se traduit pas par un grand succès commercial.

    Avec l’album Stick to me (1977), Parker commence à changer son style d’écriture, dans un souci de percer sur le marché américain, ce qui ne plaît guère aux critiques. Plus handicapant encore dans cet accueil mitigé, les comparaisons incessantes avec les Rolling Stones, Bob Dylan ou encore Elvis Costello, Bruce Springsteen. Sa carrière joue alors une partie de cache-cache avec le succès.

    Paru en 1979, Squeezing out Sparks est généralement considéré comme son chef-d’œuvre. L’intensité est encore montée d’un cran, et un style s’affirme, à l’autorité et au dépouillement nouveaux. Avec des réussites comme Passion is no ordinary word, Protection ou la sublime ballade You can’t be too strong, il fera taire définitivement les critiques qui craignaient que ses deux premiers albums n’aient été qu’une flambée sans lendemain.

    Il sortira encore deux excellents disques The up escalator (1980), ultime collaboration avec The Rumour, et Another Grey area (1982). Il décide alors de refaire sa vie et sa carrière aux États-Unis. Dans les années 80, le succès commercial de Parker atteint son apogée malgré une presse britannique de plus en plus dur à son égard.

    Conseillé de collaborer avec d’autres compositeurs, Parker reste intransigeant vis-à-vis de sa musique. Des conflits éclatent avec sa maison de disques et le chanteur britannique décide de changer de label. Il réussit, tant bien que mal, a enregistrer The Mona Lisa’s sister (1988). L’album lui attire des dithyrambes comme aux premiers jours et rappelle qu’il est un grand auteur de chansons, tant sur le plan musical que sur celui des paroles. Durant les années 1990, Parker, qui semble avoir fait son deuil d’un succès commercial important, publie régulièrement des disques passionnants, tous salués par la critique.

    Les années 2000 marquent une période d’intense activité pour Graham Parker. Outre la sortie de nouveaux albums dans lesquels il réussit à élargir sa palette musicale, il multiplie les concerts. Il se met également à l’écriture en publiant un ensemble d’histoires courtes (Pêche à la carpe sous valium) et un roman (L’autre vie de Brian).



  • Lily Brett

    Puisque la pop music n’est toujours pas considérée comme une forme d’art à part entière, comme le jazz et même le folk qui sont célébrés dans de nombreux festivals à travers le monde, le premier festival de rock est organisé en juin 1967 en Californie. Le Monterey International Pop Music Festival est né, il durera trois jours.. A l’affiche, une trentaine d’artistes et de groupes, notamment Janis Joplin, The Grateful Dead, Steve Miller Band, The Mamas & The Papas, Jefferson Airplane, qui tous prendront leur envol suite à la qualité de leurs prestations scéniques. Mais les deux vainqueurs absolus de ce festival qui lancera le Summer of love furent sans conteste les Who (un des seuls représentants britanniques), qui s’ouvrirent ainsi le marché américain, et Jimi Hendrix, enfin acclamé dans son propre pays après une tournée anglaise triomphale.

    Musicalement irréprochable, Monterey a également été exemplaire en matière d’organisation. Que ce soit au niveau des spectateurs (90000 personnes sur trois jours au leu des 50000 attendues), gérés par un service d’ordre efficace et pacifique (certains policiers se laisseront même recouvrir de fleurs), ou au niveau des musiciens qui bénéficiaient des meilleures conditions (sonorisation, hébergement, ravitaillement) pour exercer leur art, gratuitement qui plus est. Seul Ravi Shankar fut rémunéré pour avoir gratté son sitar quatre heures durant. Enfin, tous les bénéfices du festival furent reversés à des organisations humanitaires. Qui dit mieux ?


    Disponibilité de l'ouvrage
  • Gene Vincent

    Bien qu’il n’ait pas fréquenté les studios Sun de Sam Phillips, l’homme à la casquette bleue est l’un des grands pionniers du rock’n’roll. Gene Vincent a laissé une œuvre brute et dévastatrice, dominée par les solos de certains des meilleurs guitaristes du rockabilly : Cliff Gallup puis Johnny Meeks.

    Vincent Eugene Craddock naît le 11 février 1935 à Morfolk, en Virginie. Grièvement blessé à la jambe gauche suite à un accident de moto, il frôle l’amputation. Il tente alors de vivre de sa passion pour la musique. Le succès immédiat de son premier disque en 1956 – Be-Bop-A-Lula, une composition personnelle d’après un personnage de bande dessinée – le propulse presque instantanément des orchestres de bals locaux aux grandes scènes nationales, au cinéma et sur les plateaux de télévision. En quelques mois, il aligne succès sur succès (Bluejean Bop !, Crazy legs, Rocky road blues, Race with the Devil), aujourd’hui considérés comme des classiques du rock’n’roll.

    Comme son ami Eddie Cochran, Gene Vincent jouit d’une grande réputation en Grande-Bretagne. C’est ensemble qu’en 1960 ils effectuent la tournée qui sera fatale à Cochran, victime, le 16 avril, d’un accident de voiture dont réchappe Gene Vincent, atteint cependant de multiples fractures qui le laissent considérablement diminué. Démoralisé, en proie à de vives souffrances, il se tourne vers l’alcool et la drogue ; durant les années 1960, il disparaît de la scène américaine.

    Cependant, sa popularité est intacte en Europe et il effectue un come-back qui vaut en 1969 le bon album I’m back and I’m proud. Mais il décède de ses excès alcooliques à l’âge de trente-six ans, le 12 octobre 1971, à Los Angeles (Californie).


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  • Encore

    « Songs in the key of life » marque l’apogée artistique et médiatique de Stevie Wonder. Il obtiendra la reconnaissance critique qu’il mérite en raflant tous les Grammy de l’année. Double album fleuve gorgé de tubes, ce disque imposant, long de cent minutes, ne compilent pas que des hymnes, c’est aussi le résultat d’un travail titanesque en matière d’écriture, d’arrangements, de production et de recherche musicale.

    « Songs in the key of life » est à la musique populaire noire ce que l’éponyme des Beatles est à la musique blanche, et justifie pleinement son surnom de « double orange ». Gospel, soul, funk, jazz, rock, rythm'n blues, disco et musique latine : tous les courants qui ont façonnés le son black depuis les années cinquante s’y retrouvent. Une encyclopédie pour certains, une bible pour d’autres.

    Disque 1 : Love’s in need of love today / Have a talk with God / Village ghetto land / Contusion / Sir Duke / I wish / Knocks me off my feet / Pastime paradise / Summer soft / Ordinary pain

    Disque 2 : Isn’t she lovely / Joy inside my tears / Black man / Ngiculea – Es una historia – I am singing / If it’s magic / As / Another star


    Disponibilité de l'ouvrage
  • Éviter les péages

    Marcher sur l'eau
    Éviter les péages
    Jamais souffrir
    Juste faire hennir les chevaux du plaisir

    « Osez Joséphine » est le huitième album studio d'Alain Bashung, paru en 1991 chez Barclay. Lorsque Bashung s’est attaqué à l’élaboration de l’album, il ne voulait plus mélanger de sons électroniques aux instruments acoustiques car il s’en était déjà beaucoup servi pour ses précédents albums.

    « Osez Joséphine » sera le premier single de l’album à être rendu public. Au moment où la chanson sort, la mode est plutôt à la batterie qu’aux sons de guitare blues, ce qui ne présage pas un grand succès. Cependant, quand l’album est commercialisé fin 1991, son titre éponyme devient un succès instantané. « Osez Joséphine » possède une mélodie lacunaire, chose qui n’existait jusque-là que dans le jazz et dans le rock anglo-saxon.

    Avec 350 000 exemplaires écoulés et deux Victoires de la musique reçus en 1992 pour le « meilleur interprète masculin de l’année » et le « meilleur clip » avec « Osez Joséphine », cet album est l’un des plus gros succès commerciaux d’Alain Bashung.


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  • California dreamin'
  • Chants magnétiques
  • Bye Bye Elvis
  • Graham Parker
  • Lily Brett
  • Gene Vincent
  • Encore
  • Éviter les péages

Jimi Hendrix

Les notes de Jimi H.
  • Les notes de Jimi H.
  • Les notes de Jimi H.

    En 1814, Francis Scott Key , avocat américain, écrit le poème The Star-Splanged banner (La Bannière étoilée) après avoir assisté, pendant la guerre anglo-américaine de 1812, au bombardement du Fort McHenry à Baltimore par les navires de la Royal Navy. Le texte rend hommage à la résistance héroïque de ceux qui défendirent le fort et qui furent en mesure de faire flotter le drapeau américain au sommet en dépit de l’acharnement de l’ennemi à y planter le sien.

    La musique, plagiat américain, provient de « The Anacreontic song », une chanson à boire, d’un club de musiciens britanniques en hommage à un poète bacchanal grec.

    La Marine américaine reconnaît l’hymne pour usage officiel dès 1899 ; il en sera de même en 1916 par la Maison-Blanche. The Star-Splanged Banner sera enfin adopté comme hymne national par une résolution du Congrès américain le 3 mars 1931. Composé de 4 strophes, seuls sont chantés généralement aujourd’hui la première strophe et le refrain.

    En 1969, au Festival de Woodstock, Jimi Hendrix joua une version historique et déchirante de The Star-Splanged Banner en solo, à la guitare électrique. Le style du musicien se révèle dans cette interprétation : tout en distorsion, les sons produits par le jeu de sa guitare évoquent les atrocités de la guerre du Viet-Nâm comme les lâchers de bombes, mais aussi les cris des blessés et la sonnerie aux morts. Certains y verront une provocation anti-américaine, d’autres une profession de foi de toute une génération contre l’engagement militaire du pays au Vietnam.

    Disponiblité de l'ouvrage / Les œuvres de Jimi Hendrix à PointCulture

  • Les notes de Jimi H.

Kurt Cobain

When i was an alien
Nevermind
Le roman de Boddah
  • When i was an alien
  • Nevermind
  • Le roman de Boddah
  • When i was an alien

    Kurt Cobain grandit à Aberdeen, une ville industrielle du nord-ouest des Etats-Unis. Il connaît une enfance heureuse, admirant les Beatles et rêvant de devenir John Lennon. Le divorce de ses parents, alors qu’il vient d’avoir 8 ans, l’affecte profondément. Pris en charge par son père, qui travaille comme mécanicien dans une station-service, il tombe sur les disques que ce dernier achète par correspondance et découvre le heavy metal : Led Zeppelin, Aerosmith et Black Sabbath sont autant de révélations. Souvent livré à lui-même, Kurt fréquente bientôt d’autres garçons, souvent plus âgés que lui, qui écoutent les mêmes musiques, et lui font découvrir la marijuana. Il a alors 13 ans. Adolescent, il emménage chez sa mère. Mais les relations sont difficiles et sa mère finit par le renvoyer de chez elle. Il entame alors une vie de bohème, faite d’errance et de petits boulots. Dès 1985, le garçon commence à enregistrer seul sous le nom de Fecal Matter : des morceaux tenant surtout d’un déluge sonore sans queue ni tête.

    Il rencontre très vite Krist Novoselic, qui joue un peu de basse. Cobain convainc Novoselic de le rejoindre. Début 1988, Cobain et Novoselic, rejoints provisoirement par Dale Crover (pour l’occasion batteur), enregistrent dix titres en un après-midi dans un studio de Seattle. Leur cassette aboutit dans les mains des fondateurs du label Sub Pop, qui les engagent peu après. Rejoint entre-temps par le batteur Chad Channing, le groupe, rebaptisé Nirvana, publie en octobre 1988 le 45 tours « Love Buzz », une reprise du groupe néerlandais Shocking Blues. Début 1989 paraît Bleach, premier album enregistré en trois jours fin 1988 pour 600 dollars. Les textes de Bleach dévoilent déjà les thèmes favoris de Cobain, entre malaise personnel et haine du monde. « About a girl », un futur classique du groupe, est clairement inspiré par la première période des Beatles (et en particulier le style John Lennon). L’album est bien reçu en Grande-Bretagne. Nirvana se rend alors en Europe où il donne de nombreux concerts.

    A son retour, le groupe est courtisé par plusieurs grandes maisons de disques. Son amitié avec les membres de Sonic Youth le pousse finalement à signer, courant 1990, un contrat avec DGC, label chez lequel Sony Youth a été engagé peu avant. C’est également à cette époque que Cobain et Novoselic, réduits à un duo suite à la démission de Channing, recrute Dave Grohl.


    Disponibilité de l'ouvrage
  • Nevermind

    « Nevermind » est le deuxième album studio du groupe américain grunge, Nirvana. Sorti à l’automne 1991 ; il est précédé du 45 tours « Smells like teen spirit ». Ce titre (qui ferait référence au slogan d’un déodorant pour adolescents) synthétise toutes les inspirations musicales de Kurt Cobain (chanteur et guitariste du groupe-), avec une certaine instabilité psychologique, balançant entre apathie, rébellion et tendance à l’autodestruction. Beaucoup plus mélodieux, malgré le chant rauque de Cobain, et surtout beaucoup mieux produit que tout ce que Nirvana a pu enregistrer, ce titre présente un potentiel commercial qui n’échappe pas au public. L’album, globalement plus influencé par le heavy metal que par le punk s’inscrit dans la même veine, à l’exception des ballades désolées que sont Polly et Something in the way.

    Très rapidement les ventes s’envolent : en janvier, il s’est déjà vendu à 3 millions d’exemplaires aux Etats-Unis seulement. Il déloge Dangerous de Michael Jackson de la première place du Billboard 200 (hit-parade américain). L’album devient vite disque d’or fin octobre, puis disque de platine, mais le trio demeure assez indifférent à ce succès sauf peut-être Kurt Cobain, qui se désole de cette médiatisation. Dans tous les pays, « Smells like teen spirit », avec son alternance de calme oppressant et d’explosion dynamite les hit-parades. Sollicité de toutes parts, Nirvana donne de nombreux concerts où le public toujours plus nombreux vient voir le groupe maltraiter ses morceaux, comme s’il voulait renier son succès, puis détruire ses instruments à la manière des Who.

    Le deuxième single de l’album, Come as you are, sort le 24 février 1992 et remporte lui aussi du succès, bien qu’inférieur au titre précédent. En vingt ans, l’album s’est vendu à plus de 30 millions d’exemplaires à travers le monde, dont plus de 10 millions aux Etats-Unis. Il est certifié disque de diamant aux Etats-Unis, au Canada et en France, trois pays où il s’est hissé à la première place des classements des ventes et au moins double disque de platine dans plusieurs pays européens.


    Disponibilité de l'ouvrage
  • Le roman de Boddah

    En 1992, Nirvana retourne en studio. Les séances d’enregistrement se déroulent difficilement. In Utero (qui a, pendant un moment, été annoncé sous le titre I hate myself and I want to die, avant que le groupe ne change d’avis de peur d’être accusé d’incitation au suicide) sort en septembre 1992.

    C’est l’album d’un groupe méfiant, qui semble avoir aligné les provocations dans le but de s’aliéner le grand public : la pochette représente un écorché féminin affublé d’une paire d’ailes ; « Serve the servant », le premier titre, s’ouvre par des paroles ironiques « Teenage angst has paid off well // Now I’m bored and old » (« La détresses adolescente a bien payé // Maintenant, je suis vieux et j’en ai marre ») : enfin, le titre « Rape me » (Viole-moi) déclenche de nombreuses protestations (il sera maquillé en « Waif me », titre sans signification, sur la pochette pour permettre à l’album d’être mis en vente dans les grandes surfaces). Musicalement, In Utero s’inscrit dans la lignée de Nevermind, en plus sec, et finalement en plus touchant comme dans « Heart-Shaped Box » ou « All apologies ». Il ne se vend qu’à – si l’on ose dire – 1,5 millions d’exemplaires aux États-Unis.


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  • When i was an alien
  • Nevermind
  • Le roman de Boddah

Variété

40 berges blues
Agnès Bihl
Julie Bonnie
Florent Marchet
La maison de pain d'épice
  • 40 berges blues
  • Agnès Bihl
  • Julie Bonnie
  • Florent Marchet
  • La maison de pain d'épice
  • 40 berges blues

    Louis Chedid naît en Egypte à Ismaïla, le 1er janvier 1948. Pour l’anecdote, il est en fait né la veille, le 31 décembre 1947 mais ne sera déclaré que le lendemain par ses parents Andrée Chedid, romancière, et Louis Selim Chedid, biologiste de renommée internationale. A six mois, il vit son premier exil et se retrouve à Paris.

    Envoyé dans une école religieuse très stricte, Louis intègre les « Petits Chanteurs à la Croix de Bois ». La passion du chant éclot chez ce petit garçon qui se met alors à écrire ses premiers textes avec l’aide de sa mère. Adolescent, il se lance avec frénésie dans l’art sous toutes ses formes : la musique bien sûr, sur la vieille guitare de son père, mais aussi la lecture, l’écriture et la peinture.

    C’est le cinéma qui va tout d’abord captiver son attention. Après avoir obtenu le bac (1968), Louis quitte Paris pour Bruxelles et intègre l’INRACI (Institut National de Radioélectricité et de Cinématographie). Il en sort monteur et rejoint Paris où il travaille pour la firme Gaumont. Mais à 22 ans, jeune papa d’Emilie puis bientôt de Matthieu, il retrouve ses premières amours et écrit quelques chansons qu’il enregistre sur un vieux magnéto.

    Le succès arrive en 1977. A l’Olympia, Louis assure la première partie de Nicole Croisille et enregistre son premier tube « T’as beau pas être beau ». Le style Louis Chédid est né. En 1981, « Ainsi soit-il » truste les premières places du hit-parade.

    Après avoir signé la bande originale du film « Pinot simple flic » de Gérard Jugnot, il écrit « Anne ma sœur Anne » en 1985. Cette chanson, qui dénonce la montée de l’extrême-droite en France en évoquant la figure emblématique d’Anne Frank, marque les esprits et devient un de ses plus grands succès.

    D’année en année, il peaufine son style comico-social et dénonce avec une ironie amère l’injustice, la violence ou la pauvreté. Chédid continue sa musique tout en s’éloignant des devants de la scène. Il fait deux autres enfants mais entre dans une période plus calme médiatiquement. Et c’est son fils Matthieu qui prend le relais, sous le pseudonyme « M » dans un style complètement différent du père.

    Il faudra alors attendre l’année 2001 pour que Louis Chédid revienne à l’avant plan avec « Bouc Bel Air ». Il enchaîne ensuite en composant le conte musical « Le soldat rose », en 2006, dont les chansons sont interprétées entre autre par son fils. 2013 voit la sortie d’un nouvel album, « Deux fois l’infini », dans lequel l’auteur rend hommage à Nino Ferrer. Louis Chedid enregistre en 2015, en collaboration avec ses enfants, l’album « Louis, Matthieu, Joseph et Anna Chedid », qui génèreraune tournée collective et familiale.

    Disponibilité de l'ouvrage / Les oeuvres de Louis Chedid à PointCulture

  • Agnès Bihl

    Chanteuse à part de la nouvelle scène française, Agnès Bihl voit le jour le 30 avril 1974. Issue d'une famille d'intellectuels et d’artistes, elle s'intéresse dès son plus jeune âge à l'écriture et au théâtre. Étudiante, elle enchaîne les petits boulots dans les bars jusqu'à ce qu'un de ses amis accordéonistes déclenche sa vocation en l'emmenant dans un cabaret parisien.

    S'inspirant de Brel, Brassens, Renaud et Anne Sylvestre, Agnès Bihl apprécie beaucoup la chanson française « à texte ». Bien décidée à chanter la réalité à travers son univers, elle mêle poésie, humour et militantisme.

    Elle débute dans des petites salles accompagnée de quatre musiciens (piano, batterie, contrebasse, violoncelle) où quelques fleurons de cette chanson française qu'elle aime tant la découvrent, explosant sur scène avec sa robe à pois. Sa rencontre avec Giovanni Mirabassi, grand pianiste de jazz, donne naissance à son premier album, La Terre est blonde, autoproduit, en novembre 2001. Viendront ensuite Merci Maman Merci Papa en 2005 et Demandez le programme en 2007. Invitée par Charles Aznavour, elle l'accompagne durant sa tournée pour faire sa première partie entre octobre et décembre 2007. C’est un événement marquant : Aznavour n’avait pas pris de première partie plus de 30 ans.

    En 2009, elle rencontre Dorothée Daniel, pianiste compositrice, et Didier Grebot (metteur en scène) avec qui elle enregistre son 4e album Rêve Général(e) (2009). Sur cet album plus optimiste on remarque notamment les participations de Grand Corps Malade, Alexis HK et Didier Lockwood. Ce disque l’impose définitivement parmi les figures marquantes de la chanson d’aujourd’hui.

    Tout en poursuivant ces engagements auprès d’Amnesty international, Agnès Bihl signe en avril 2011 le « nouveau manifeste des féministes » paru dans Libération, 40 ans après l’appel des « 343 », afin de souligner les inégalités d’aujourd’hui. Après avoir publié un livre-CD pour enfants, L’inspecteur Cats, parait en 2013 l'album 36 heures de la vie d'une femme (parce que 24, c'est pas assez) accompagné d'un livre du même nom dans lequel Agnès Bihl adapte chacune des chansons de son album sous forme de nouvelle.

    En 2015, la chanteuse à la plume belle et rebelle, franchit définitivement la barrière vers l’édition littéraire pour offrir un premier roman, La vie rêvée des autres.



  • Julie Bonnie

    Née à Tours en 1972, Julie Bonnie, auteur-compositeur, chanteuse, guitariste et violoniste, donne son premier concert dès l’âge de 14 ans. Au début des années 90, elle rejoint comme violoniste un groupe post-punk tourangeau, Forguette Mi Note. Ensemble, ils sortiront deux albums.

    En 1996, elle devient la chanteuse et violoniste du groupe Cornu, composé uniquement du bassiste Alex Bonnie (son frère) et du batteur Ben Bernadi. Ils enregistrent deux albums, Cornu (1998) et A3 (2000). Avec le groupe, elle assure premières parties des tournées de Louise Attaque, Morphine et de Dionysos. Elle enregistre un titre en duo Ciel en sauce avec Mathias Malzieu de Dionysos.

    En 2001 Julie Bonnie sort son premier album solo Marie-Plane, dont elle effectue la réalisation, avec comme invités Yann Tiersen, Sébastien Martel ou encore Gaëtan Roussel. Un deuxième album voit le jour en 2011 : On est tous de l’air. Les disques ne se vendent pas bien et Julie Bonnie change de vie : elle travaille désormais dans maternité, tout en continuant à chanter. Elle propose un nouvel album, Bonne femme, en 2013. Cette même année, elle publie son premier roman, « Chambre 2 », dans lequel elle relate la vie et les états d’âme d’une auxiliaire de puériculture. Elle obtient le prix du roman Fnac. Julie Bonnie se lance alors dans une nouvelle carrière d’écrivain pour publier « Mon amour, » en 2015 et « Alice et les orties » en 2016.


    Les oeuvres de Julie Bonnie à PointCulture

  • Florent Marchet

    Florent Marchet, auteur-compositeur-interprète, naît en 1975 dans un milieu artistique (ses parents sont programmateurs de concerts). Il apprend le piano à l’âge de 5 ans et suit des études musicales au conservatoire de musique et de danse de Borges, sa ville natale. Ses débuts remontent à 1996, quand il alterne piano-bars, groupe de musique irlandaise, théâtre, concerts avec ses chansons dans de petites scènes. Durant cette période, il intervient également comme musicien dans les écoles, les hôpitaux psychiatriques et les prisons ; il apprend parallèlement l’usage d’un grand nombre d’instruments, comme la guitare, la basse, la mandoline ou encore l’accordéon./p>

    Il écrit ses premières vraies chansons en 2001, et l’année suivante il apparaît sur la compilation C.Q.F.D. des Inrocks. Son premier album, Gargilesse, d’après le nom d’un village du Berry où il allait se promener avec ses parents dans son enfance, sort en mai 2004. Salué par la critique, il reçoit le prix coup de cœur de l’académie Charles Cros. En 2007 paraît son second album, Rio Baril. Cet un album-concept raconte une histoire située dans une ville imaginaire. On suit un personnage de son enfance jusqu’à ses 40 ans où il sera l’auteur d’un fait divers. Les Inrocks ont retenu cet album comme un des cents meilleurs albums des années 2000. Frère animal, livre-disque écrit avec Arnaud Cathrine paraît en 2008. Il fera l’objet d’un spectacle et d’une tournée à travers la France./p>

    Depuis, Florent Marchet a sorti de nouveaux albums (Courchevel en 2010, Bambi galaxy en 2014), écrit pour de nombreux artistes, composé des B.O. pour des documentaires et des films, donné de nombreux concerts (Francofolies, les Bouffes du Nord…) et créé Nodiva, une société de production et d’éditions.


    Disponibilité de l'ouvrage
  • La maison de pain d'épice

    Né à Lyon en 1962, Hubert Mounier partage sa jeunesse entre ses deux passions, le dessin et la musique. Après avoir monté un groupe plutôt hard-rock, le chanteur, qui s’appelle désormais Cleet Boris, change radicalement d’orientation. Il fonde, en 1982, avec François Leleu et Vincent Mounier, son jeune frère, L’affaire Louis’ Trio. Ces zazous ne se prennent pas au sérieux et revendiquent un « rock rigolo tendance cha cha »….

    En 1987, il publie un premier album, Chic Planète, avec deux tubes diffusés en boucle sur la bande FM : la chanson éponyme et Tout mais pas ça. Surfant sur la vague latino lancée par les Rita Mitsouko, l’Affaire Louis’Trio remporte cette année-là la Victoire de la Musique de la révélation, catégorie groupe.

    Le deuxième album du groupe, Le retour de l’âge d’or, oscille entre pochade mambo (Bois ton café) et mélo cinématographique (Succès de larmes). Entre 1990 et 1997, le groupe édite encore quatre albums, dont le fameux Mobilis in mobile. Le groupe se disloque en 1998 ; Cleet Boris digère mal cette séparation.

    Après avoir signé la BD Super Héros qui narre la dislocation du groupe, le grand ténébreux lâche en 2001 Le Grand Huit, un album réalisé par un musicien alors inconnu, également lyonnais, Benjamin Biolay. Hubert Mounier alterne alors albums de bandes dessinées – Créature en 2003 – et de musique avec Voyager léger en 2005, toujours avec la complicité de Biolay. Il renoue avec le succès avec des titres comme La vie fait ce qu’elle veut ou Ne m’oublie pas. Il retrouve la scène, désertée depuis presqu’une décennie, dans de petites salles. Le zazou insouciant a laissé place à un quadra en crise, qui a connu la dépression, l’alcool et la solitude.

    Toujours actif sur les deux fronts, il publie La maison de pain d’épice en 2011, à la fois bande dessinée et disque. Puis Simple appareil, en 2014, suivi d’un premier roman Le nombril du monde.

    Hubert Mounier décède le 2 mai 2016 à l’âge de 53 ans, d’une crise cardiaque. Il travaillait sur un album BD pour Dupuis, Le roi de la jungle, dédié à Tarzan. Un retour aux enchantements de son enfance.


    Disponibilité de l'ouvrage
  • 40 berges blues
  • Agnès Bihl
  • Julie Bonnie
  • Florent Marchet
  • La maison de pain d'épice

 

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